Sur les traces d’Esteban, Zia et Taho, vers les merveilleuses cités d’or

Oyon, le 05/05/16

[15/03/16-28/03-16]
Les retrouvailles que nous attendions avec impatience avec la Team Lonca Medus au bord du lac Titicaca à Puno n’étaient plus très loin mais nous devions pour cela quitter les contrées lointaines de l’altiplano bolivien. Après ce mois riche mais difficile à sillonner la puna chilienne, nous avions accumulé une certaine fatigue et afin d’accueillir nos amis dans une forme olympique, nous avions choisi d’emprunter le bus pour nous rendre à Puno, au Perou, en passant par El Alto près de la Paz et Deseguadero.
Notre bus ne partant que le lendemain matin, nous avons pu profiter de la petite ville de Charaña… Même si à premiere vue, elle dénotait pas mal avec sa voisine chilienne de Visviri en raison des nombreux bâtiments inachevés ou bien tombant en ruine, de l’immense décharge publique officieuse à l’entrée de la ville, nous avons réussi à nous y sentir pas trop mal!

De nombreuses dames, toutes coiffées d’un chapeau melon en cuir de vachette vendaient des légumes pour une bouchée de pain, de quoi me laisser tenter pour préparer un semblant de ratatouille tandis que l’épicière aux tresses bien nouées nous proposait de déguster un api , boisson nationale originale et énergétique à base de farine de mais violet et de cannelle.image

À 7h du matin, le lendemain, nous étions fin prêts pour prendre le bus…Ici, pas de Bus semi-cama climatisé avec wifi, pas de compagnies de bus exigeant que nos vélos soient emballés commedes paquets cadeaux pour avoir une place en soute, moyennant une taxe bien entendu… mais un bus 4*4, datant de la reine Jeanne, avec une climatisation naturelle et doté de barres métalliques sur le toit permettant d’accrocher tout et n’importe quoi dont nos vélos, entiers sans nécessité de demonter un semblant de roue! Après une verification succinte du chargement et de l’accrochage des vélos sur le toit, nous grimpions plus ou moins confiants à bord du bus! Nous étions au milieu des locaux qui transportaient tout aussi bien des linges entiers remplis de provisions, des bonbonnes de gaz,  qu’un petit lama dont la destinée semblait être la boucherie… 5 heures de trajet furent necessaires pour rejoindre El Alto près de la Paz à travers l’altiplano sur une piste faisant vibrer tous les boulons de la porte du bus… Elles furent Entrecoupées d’une pause repas à Achiri où nous avons pu nous délecter d’un délicieux steack d’alpaga accompagné de patates douces….image

Une fois arrivés à El Alto, nous avions pris la décision de ne pas nous arrêter dans la capitale administrative de Bolivie mais de rejoindre rapidement Puno… Nous devions , pour cela, nous rendre donc au terminal de bus de la ville. Quelle grande mission! Nous nous sommes rapidement retrouvés au milieu d’un capharnaüm géant composé de 4 rangées de collectivos , de boliviens évoluant dans tous les sens , de vendeurs ambulants criant sur leur chariots…Bref, un joyeux bazar que nous avons tenté de quitter au plus vite… Le hic résidait toutefois dans le fait que cette maudite gare routière, indiquée toujours 1 kilomètre plus loin sur la même route par les boliviens était introuvable… Après avoir roulé plus de 15 kilomètres, nous avons fini par l’atteindre pour nous rendre vite compte qu’elle ne nous serait pas d’une grande aide. En effet, le personnel était en grève…et la gare fermée et barricadée… Par chance, devant cette dernière, un homme, parmi tant d’autres criait du haut de son Collectivo « Deseguadero »…Nous avons sauté sur l’occasion et pour quelques bolivianos sommes montés à bord du mini bus, nos vélos sur le toit une fois de plus!

Nous avons rejoint la ville frontalière avec le Pérou , bordant le fameux lac Titicaca à la nuit tombante pour ensuite se sustenter dans un petit bouiboui bolivien.

L’entrée au Pérou fut rapide et simple… Pas un douanier n’était présent pour contrôler le passage de cette frontière qui n’avait de frontière que le nom, au niveau de laquelle allaient et venaient les touktouk qui nous rappelaient notre sejour indien. Nulle difficulté pour changer nos bolivianos en sols péruviens, une dizaine de péruviennes maniait à la perfection les différentes devises, positionnées sur un tabouret derrière une petite table de bois… Avec ces quelques sols en poche , nous avons pu embarquer pour notre dernier trajet en bus afin de gagner Puno… Les vélos au dessus de nos têtes. Au cours du trajet, une péruvienne dont le drap noué autour du cou était plein à craquer s’est approchée de nous… Son drap contenait ni plus ni moins que 200 sacs barbies et iron man…! Elle a ainsi demandé à Vincent si elle pouvait en camoufler certains dans son sac à dos… Vincent , tout interloqué, s’est retranché sur le fait qu’il comprenait mal le castillan( heumh!!!) mais souriait intérieurement. Cette dernière, persévérante , a commencé toutefois à dissimuler les sacs un peu partout dans le bus: sous les sieges, derrière les bagages des gens, sous les couvertures des enfants. Les locaux acceptaient bien volontiers d’en dissimuler dans leurs sacs… De notre côté, nous assistions, éberlués à ce spectacle… Nous soupçonnions un petit trafic de sacs barbie qu’elle souhaitait dissimuler aux autorités… En effet, un contrôle de police a lieu quelques kilomètres avant d’arriver à Puno… La jeune dame tremblait mais ne cillait pas… Ses cachettes semblaient être efficaces car le policier monté à bord n’a pas remarqué pas le subterfuge. Ouf! Une fois le contrôle passé, elle a recupèré tour à tour les sacs, objets de la ruse et est repartie son baluchon sur le dos, ravie de la manoeuvre! Un moment insolite pour nous!
Nous avons fini par atteindre Puno, cette charmante ville située au bord du lac Titicca À 3800 mètres d’altitude! Nous y passerons deux journées bien reposantes à se délecter de pizzas( incroyable mais vrai, ici tous les restaurants possèdent un four à bois pour les pizzas… On se croirait presque en Italie!), à lire, à écrire et à recharger les batteries…image

La ville étant construite sur les hauteurs, nous sommes allés faire un tour sur le mirador du puma afin de jouir d’une belle vue tant sur le lac que sur la ville! C’était juste époustouflant… L’envers du décor idyllique de la ville nous a toutefois sauté aux yeux: de nombreux hommes et de nombreuses femmes, pelles et pioches à la main, s’attelaient à ôter les cailloux des chemins en terre, sur des pentes particulièrement inclinées afin de construire les futurs escaliers de la ville… Une des dames est venue discuter avec nous, nous confiant ainsi que ce travail dont la penibilité n’était plus à prouver lui rapportait seulement 25 sol par jour soit environ 6 euros… Une réalité bien triste… Peut être que l’arrivée probable de Keiko au pouvoir changera le sort de ces ouvriers.

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Le vendredi des retrouvailles avec les copains est donc arrivé à vive allure que nous avons officialisé autour de pizzas peruviennes et bols de riz. Quel plaisir de les retrouver.

Avant de prendre la route pour Cusco et la vallée sacrée tous ensemble, nous nous sommes laissés tenter par une escapade sur le lac Titicaca…. Mais malheureusement pas dans le même groupe que les copains! Ce lac, plus haut lac d’altitude au monde, s’étend sur plus de 8500km2 et la Bolivie et le Pérou se partagent ses eaux sacrées! De nombreuses îles jalonnent cette immense étendue d’eau comme les fameuses îles flottantes d’Uros qui furent notre premiere étape de l’excursion. Ces îles, jadis occupées par les indiens Uros,( cette tribu a aujourdhui complètement disparu) , constituées d’empilement de totora, sorte de roseau qui necessitent un nouvel empilement mensuel pour éviter l’inondation, sont aujourdhui « habitées » par les indiens Aymaras, autochtones de Puno, à des fins uniquement touristiques… Des rumeurs courent qu’ils ancreraient même les îles afin qu’elles ne migrent pas vers la Bolivie pour continuer à attirer les touristes venant de Puno. Autant vous dire que ce fut pas le coup de coeur pour ces îles qui malgré le caractère inédit et insolite avaient perdu toute leur authenticité.image
Nous avons ensuite vogué vers la bien plus charmante île d’Amantani, non sans quelques nausées inhérentes aux vaguelettes agitant l’eStomac.
Ici, les coutumes ancestrales demeurent toujours: les femmes sont vêtues de jupes en coton multicolores, de chemisiers blancs brodés de fleurs et d’un voile de coton noir et epais posé sur leur chevelure , les voitures ne circulent pas , les maisons construites en pisé sont rudimentaires mais fonctionnelles, le régime est globalement végétarien avec une consommation de produits locaux tels le quinoa, les pommes de terres et les fèves. Le quechua y est la langue officielle même si le castillan est utilisé pour communiquer avec les touristes. Le tour sur l’île prévoyait de dormir chez l’habitant et de partager trois repas. Nous avons donc degusté une delicieuse soupe de quinoa accompagnée d’un plat à base de riz , de fèves et de fromage et d’une delicieuse infusion de muña chez Mama Christina( heureuse coïncidence?)… Le seul regret est qu’elle n’a pas mangé avec nous, restant dans sa modeste, vraiment modeste cuisine près du feu… imageimage

Nous avons ensuite rejoint l’un des sommets sacrés de l’île, le Pachamama culminant à 4100m au niveau duquel se situe un temple après avoir grimpé entre les cultures en terrasse de quinoa et de mais pour y admirer un magnifique coucher du soleil… La vue sur le Patchapapa y était époustouflante.

imageLa journée s’est cloturée avec la team Lonca/Medus , dans une salle des fêtes du village… Nos « mamas » nous avaient invités à revêtir les tenues traditionnelles d’Amantani pour aller danser au son des flutes de pan et des tambourins! Inattendu et franchement rigolo!!!

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Le lendemain, après un lever aux aurores , nous avons quitté Amantani pour rejoindre l’île de Taquile, aussi sauvage que sa précédente… , réputée pour son textile de qualité.( les hommes tricotent tandis que les femmes tissent).image

imageNous y avons degusté notre premiere trucha péruvienne qui était tout simplement delicieuse mais au vue des assiettes, bien pleines en fin de repas des autres membres du groupe, nous nous sommes interrogés sur nos appétits et nos goûts.
Après une dernière soirée à Puno, Il était temps pour nous de partir pour Cusco pour nous rapprocher du Machu Picchu. Le long trajet en bus entre Puno et la célèbre ville inca nous a permis de nous familiariser avec ces montagnes verdoyantes peruviennes et ces riches paysages agricoles où les femmes bien repérables grâce à leurs tenues colorées sont de vraies forces de la nature, toujours à courir après leur troupeau. Nous y avons doublé David, notre copain cycliste des Cycl’on rencontré en Patagonie se rendant à vélo à Cusco.

 Se rendre au Machu Picchu relève un peu du parcours d’un combattant tant ce lieu est reculé , quasiment situé aux portes de l’Amazonie, dans la selva! Ainsi, aussitôt arrivés à Cusco, après un détour par l’Estrellita, petite auberge au sein de laquelle nous avons déposé nos vélos, nous avons rejoint le quartier des collectivos où une fois de plus l’effervescence était à son paroxysme, chaque conducteur se « battant » presque pour nous compter dans leur mini-bus. Nous étions donc en route pour Ollantaytambo, village relais pour se rendre au Machu.

Le lendemain matin, nous embarquions à bord d’un autre mini bus pour rejoindre la petite station d’Hydroelectrica… Le trajet devait durer quatre heures et nous n’étions pas au bout de nos surprises! Une fois « chargés » dans le vehicule, entre nos sacs et des pneus de rechange, nous avons emprunté un trajet sinueux mais magnifique au milieu de ces pitons verdoyants … Un des passagers toutefois semblait ne pas supporter le profil de la route… Il a vomi à plusieurs reprises mais le chauffeur pressé a refusé de s’arrêter. Vous pouvez imaginer les odeurs régnant dans le bus à ce moment là… De plus, Ce trajet, d’après les blogs avait la mauvaise réputation d’être particulièrement aérien, à flanc de montagnes et quelque peu dangereux… Or, après deux heures de route, tout semblait être pour le mieux… Cela a commencé à se corser apres avoir Passé le village de Santa Maria. Le goudron laissant place à la piste, l’estomac du suisse a refait des siennes… Devant son teint pale, je ai réitéré une demande aupres du chauffeur pour qu’il s’arrête… Ce qu’il a fait… Pause pipi, pour certains, vomi pour d’autres mais surtout pause « changement de roue » pour le chauffeur qui a profité de l’arrêt inopiné pour se rendre compte qu’il avait crevé!

Heureusement car nous devions entamer la portion vertigineuse entre Santa Maria er Santa Theresa… Romain et moi s’en rappelerons un long moment je pense… Par chance, nous étions coté falaise mais quel trajet! Le précipice sur notre gauche, une piste cabossée , de nombreux passages à gué… De quoi rester cramponner au siège pendant un long moment… Le chauffeur de son coté semblait à son aise et ce même lorsqu’il a fallu franchir un pont qui n’était autre qu’une vulgaire planche sans support ni renfort, si étroite qu’un écart de 5 cm nous faisait chavirer dans la rivière… C’est en sueur mais soulagés que nous avons rejoint Santa Theresa puis retrouvé une route plus acceptable… Que d’émotions!

Le collectivo nous a ainsi deposé à Hydroelectrica où nous attendait une marche de deux heures, dans un milieu tropical et bien humide, longeant la voie de chemin de fer la plus chère au monde.( en effet, il est possible d’éviter ces trajets perilleux en collectivo en optant pour la voie ferroviaire depuis Ollantaytambo qui nous mène directement à Aguas Caliente située au pied du Machu, moyennant un aller à 72 euros…Humh…)

Nous avons ainsi Rejoint Aguas Calientes , ville touristique par excellence qui ne brille en effet pas pour sa chaleur et pour sa sympathie…Les touristes se rendant au Machu ne restent pas plus d’une nuit(au maximum deux, comme nous!!) dans cette ville encaissée et les hôteliers, restaurateurs et autres commerçants sont , nous pouvons le dire ,totalement dédaigneux des gens de passage et peu regardants sur les services proposés! En somme, cette ville bien qu’incontournable lorsque vous vous rendez au Machu sans tente ne vaut pas le détour… Pour se sustenter, seuls deux restaurants parmi la ribambelle de lieux sur la rue piétonne méritaient le détour dont le restaurant Indiafeliz.
J’ai longtemps hesité à raconter en détails notre passage au restaurant Indiafeliz tenu par un français… Au final, narrer tout cela aurait donné trop d’importance au restaurateur qui ne merite pas tant d’égard… Brièvement, il y eut deux actes: le premier avec beaucoup , beaucoup de retard, de délicieuses tagliatelles, un homme professionnel mais surpris, cinq repas gratuits, un deuxieme acte avec un homme énervé, et cinq français, lâchement renvoyés du restaurant… Pour les plus curieux, les détails pourront être devoilés autour d’une bonne bière…
La journée Machu Picchu a debuté pour nous dès 3heures 45 du matin, avec un bref petit-déjeuner et un départ à la frontale pour attaquer la montée jusqu’au site … L’option sportive était de mise pour accéder au Machu débutant ainsi par une marche intense avec de nombreuses marches à gravir, dans un univers intensément humide! La moiteur des lieux nous avait en effet tous gagnés en arrivant sur le site, inhérente à une brume intense et accrochée.

Sans s’attarder , nous avons file , sans même apercevoir la cité qui était juste à Quelques mètres de nous vers la Montaña, plus haut sommet du Machu Picchu qui permettait de jouir d’une vue incroyable sur le site… Romain est parti en tête, en mode entraînement pour le GRP!!, j’ai essayé de le suivre tant bien que mal pour arriver avec lui au sommet culminant à 3000m , où la brume était toujours aussi présente… Et la vue en conséquence inexistante… Quelle déception… Toutefois, alors que Vincent, Aurelie et Franck nous rejoignaient, la cité inca perdue a commencé à se dévoiler à travers les nuages qui se dissipaient petit à petit…Les sourires ont envahi nos visages et une véritable cascade émotionnelle nous a envahis! Après de nombreux selfies(n’est-ce pas Vincent), nous avons entamé la redescente pour remonter à la porte du soleil, col où se termine le chemin des incas, fameux trek ultra prisé par les touristes pour se rendre au Machu… La vue, plus proche du site méritait les 300m de dénivelé de montée!imageimage

Après une pause déjeuner en catimini (consommer de la nourriture est prohibée sur le site, en théorie), nous sommes partis à la découverte de la cité inca, construite au XVieme siècle et laissée à l’abandon lors la conquête espagnole puis découverte par un archéologue anglais au XXe. Les constructions en terrasse , les temples à’l’architecture inca classique: empilement de pierres qui de part leur forme géométrique s’emboitaient sans avoir besoin de rajouter du mortier entre elles, le calendrier solaire inca nous ont fascinés bien que la fatigue se faisait sentir chez chacun d’entre nous… imageimage

Nous avons entamé ainsi la longue descente vers Aguas Caliente pour terminer la journée dans les bains d’eaux chaudes de la ville, aux odeurs soufrées et revitalisantes pour nos gambettes!Sacrée aventure le Machu.

Le lendemain, devant un emploi du temps serré, nous avons emprunté le Peru Rail, luxueux train fort appréciable avec collation et vitres au plafond permettant de jouir d’une vue impressionnante sur la vallée. Malgré le prix, la rapidité du trajet, la sécurité et la possibilité de jouer à la belote tous les cinq , nous avons tout particulièrement apprécié ce fameux trajet.

Nous avons atteint Cusco en fin de matinée pour débuter le festival culinaire incroyable dans cette si charmante ville! À deux mètres de notre auberge se trouvait une véritable boulangerie française: Qosko Maki tenue par Isabelle, une française installée à Cusco depuis plus de 40 ans… En plus d’être delicieuse, elle se voulait sociale car étaient employés au sein de cette boulangerie des enfants des rues que la gérante formait au métier de boulanger. Autant vous dire que nous y avons dévoré un certain nombre de croissants, chocolatines et autres pains aux raisins…C’était juste le paradis… Après ce déjeuner, nous nous sommes baladés dans les ruelles de cette si belle ville….entre quelques magasins de sport au sein desquels tous les produits étaient bien plus chers qu’en France, et des boutiques de souvenirs.
Naturellement, notre dernière soirée tous les cinq arriva à vive allure, cloturée par un excellent restaurant de cuisine biologique chez Sara…. Le lendemain, grâce à un pouvoir de persuasion relativement élevé dont Romain et Franck ont le secret, Vincent s’est laissé convaincre pour se joindre à l’aventure GRP, fin aout!

Nous avons clôturé cet excellent séjour en leur compagnie par l’ultime partie de belote à l’aéroport de Cusco… C’est avec émotion que Nous les avons laissés repartir, sachant que les retrouvailles étaient relativement proches!!! Merci à vous trois pour ces si bons moments en votre compagnie.

De notre côté, la ville de Cusco nous avait tellement conquis que nous avions choisi d’y passer quatre journées supplémentaires. L’Estrellita était un vrai repère de cyclistes et nous y avons retrouvé David des Cyclons! Emballé par notre futur parcours dans les Andes, il s’est proposé pour nous accompagner sur la trace des Pikes dans les montagnes peruviennes! Nous serions donc trois pour nous rendre jusqu’à Huaraz au coeur de la cordillère blanche!

Nous y avons aussi rencontré Ken et Mathilde , les sympathiques mondovores, avec qui nous sommes allés visiter le délicieux musée du chocolat de Cusco et Logan, un joyeux cycliste normand aux anecdotes de voyage bien croustillantes dont les grands parents vivaient à Bagneres! Le monde est petit!

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Le quartier San Blas situé sur les hauteurs de la ville fut mon coup de coeur: sa petite place où s’élevait la jolie église San Blas, ses boutiques d’artistes locaux, ses cafés évoquant l’Europe où je me suis bien volontiers isolée pour rédiger le blog et ses ruelles étroites pavées ont fini de rendre ce lieu si paisible et agréable. De plus y étaient situés deux excellents restaurants tels Green Point servant une cuisine vegan juste délicieuse copieuse et tellement bon marché et la Bohème, une crêperie franco-péruvienne juste incroyable… Autant vous dire que nous nous sommes requinqués au niveau gastronomique…

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Quitter la ville ne fut donc pas chose aisée( heureusement, nous avions rempli les sacoches de viennoiseries délicieuses!) mais l’envie de remonter sur les selles et de partir à la découverte des montagnes secrètes du Perou se faisait sentir tout de même…

Petit bonus pour vous remercier d’avoir patienté tant de temps pour ce nouvel article . J’avais commandé le livre « Luz ou le temps sauvage » d’Elsa Osorio à Aurelie que j’ai absolument dévoré! Ce livre, bien Qu’arrivant quelque peu tardivement dans le voyage, raconte l’histoire de Luz, une jeune femme argentine déterminée qui rencontre son père biologique en Espagne. Elle a été enlevée à la naissance à sa mère biologique , une dissidente du (voir si c est du ou au) régime dictatorial militaire en place dans les années 80 et a été élevée par les bourreaux de ses propres parents… Ce livre, bouleversant et émouvant, permet de jeter un regard intéressant sur cette sombre période qu’a connu l’Argentine et dont les blessures sont toujours présentes.
 » Luz ou le temps sauvage » d’Elsa Osorio aux editions Babelio