Cette fois-ci, c’est parti !

Tok, le 29/05/15

Après trois jours passés à Anchorage chez Matt et Nicky, à se remettre doucement mais surêment du décalage horaire d’autant plus violent que les nuits sont très courtes à cette période de l’année dans les zones pré-polaires, à effectuer les derniers achats pour le départ au REI local (Sorte de Vieux campeur américain pour ne pas être trop depaysé,n’est-ce-pas Vincent ?) et à profiter des douches chaudes et d’un lit bien moelleux, voici enfin venu le moment d’enfourcher les surly prêts depuis bientôt un an pour cette traversée des Amériques!

  
Quitter Anchorage en Vélo pour rejoindre l’Alaska highway n’est pas chose aisée et heureusement Matt est de la partie pour nous aiguiller et nous permettre de ne pas s’engager trop brutalement sur la bande d’arrêt d’urgence des deux fois 4 voies qu’il conviendra de prendre ultérieurement !

   

   
Les premiers kilomètres sur les pistes cyclables aménagées se déroulent à merveille ! Les selles brooks s’adaptent à nos fessiers et vice versa !

Finalement nous reussissons à éviter l’autoroute americaine pendant 45km ! Une chance car les 30 bornes suivantes furent un calvaire.

Nous atteignons Palmer et contre toute attente, notre première nuit aura lieu chez Brent, un fort brave homme qui nous offre en plus de son jardin un pain maison tout chaud, du miel et un bon thermos de café ! Une chouette rencontre.

  
  
Les kilomètres s’enchaînent petit à petit sur la Glennhighway, sous un soleil relativement présent. La quatre voie a laissé place à une simple double voie ! Par contre les fameux RV (Recreation Vehicle), véritables bus ambulants pour  couple, et les picks ups transportant aussi bien des quads que des énormes caravanes, accompagnent nos kilomètres, rendant nos montures bien plus petites qu’elles ne le sont réellement !

L’acclimatation  se fait en douceur: trouver le lieu de bivouac idéal pour la nuit, essayer de conserver une alimentation à peu près équilibrée !! (Dur, dur!) et apprivoiser le réchaud à bois! 

L’apprivoisement n’est pas de tout repos ! Si trouver du bois est chose aisée dans ces décors boisés, la gestion de l’approvisionnement du feu et la vaisselle de la popote en titane remplie de suie ne sont pas de minces affaires! 

   

  

    

Le réchaud à bois sera t-il notre compagnon tout au long du voyage, les paris peuvent être lancés !

À défaut de découvrir la faune locale (et pour ma part, je ne ressens aucune frustration compte tenu de ma peur irrationnelle ou pas d’ailleurs pour les ours), nous traversons des paysages grandioses: durant vingt miles, nous avons pu longer le Glacier Mataluska ! Une merveille.

  

   
 

Nous travaillons activement  (enfin surtout Vincent) pour inclure les cartes  de notre parcours… Patience, patience ça ne devrait plus trop tarder.