Hasta luego los Andes (2/2)

NB: Cet article étant plutôt long, il est publié en deux parties. Si vous n’avez pas lu la première, c’est par ici: lien

Une fois arrivés à l’auberge de Cajatambo au sein de laquelle nos vélos pouvaient aisément rester en pension pour quelques jours, le temps de notre randonnée à Huayhuash, nous nous sommes hâtés d’improviser un sac pour moi à l’aide du sac camelback de 5L de David sur lequel j’ai attaché mon dry sac jaune contenant la couette et de vulgaires poches poubelles se balançant ça et là sur mon dos… Une vraie dame Ginette! Vincent a quant à lui opté pour son sac ortlieb sans poche extérieure alors que David était le mieux équipé de nous trois avec son fidèle Deuter de 35L. Nous étions fin prêts pour partir à l’assaut de la cordillère, en mode MUL (marcheur ultra-léger): une seule tente pour trois, une seule couette, des pâtes chinoises à foison et une motivation débordante…

Gravir la montagne depuis la cuvette de Cajatambo constituait la première difficulté, en particulier pour nos petits pieds et nos quadriceps, qui avaient bien oublié ce que randonner signifie… Nous avons ainsi emprunté les chemins de mules, grimpant à nos rythmes, lentement mais sûrement pour finir par atteindre le col à 4130m… La suite de la journée, pour laquelle le dénivelé est resté assez faible, nous permît de rejoindre le lieu de bivouac d’Agua Thermales, en suivant une piste jusqu’à une petite école perdue dans cette vallée sur plus de 15 kilomètres…

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Bien que le sage adage de Louis énonçant que «les ampoules éclairent le chemin» se révéla vrai, mes pieds parsemés d’ampoules vécurent un véritable calvaire tout comme mes épaules meurtries par des lanières de sacs inadaptées… L’appréhension pour les prochains jours de marche était réelle… Nous étions loin d’être seuls sur le spot d’Agua Thermales, incontournable pour les tours operators fourmillant sur ce massif, réputé pourtant plus sauvage que les célèbres treks dans la cordillère Blanca. Toutefois, malgré le monde et les touristes, nous avons réussi à trouver une place pour poser la tente ce soir là et surtout pour nous glisser dans les sources d’eaux chaudes liées à une activité volcanique omniprésente au sein de cette cordillère, sous un magnifique ciel étoilé… J’en oubliais presque mes ampoules et ma crainte de devoir remarcher rapidement.

Le lendemain, nous avons repris la route aux aurores, afin d’atteindre le col Cuyoc culminant à 5000m d’altitude… Le décor jusque là inégalé, était époustouflant, composé de cerros tous cernés de glaciers plus impressionnants les uns que les autres, gouvernant avec grâce et suprématie ces territoires reculés. Nous avons ainsi pu assister à un joli défilé de mules, chargées au maximum pour transporter les vivres et le matériel des touristes, sillonnant habilement sur les sentiers escarpés…

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Après une pause déjeuner près d’un ruisseau pour apaiser nos pieds tout meurtris, l’appel des lieux nous a incités à poursuivre notre route pour nous rendre au Paso San Antonio…

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Petite aparté sur Huayhuash : afin de solliciter au maximum les guides de la région, nul panneau et nul balisage ne demeurent sur le chemin… Une vulgaire carte fait office de guide et les approximations sont au rendez vous… Dès lors, apercevant des mules au loin emprunter le chemin devant mener au fameux col, nous les avons suivies confiants… Certainement, un peu trop ! En effet, la montée s’est révélée être d’une raideur extrême… Les mules tout comme le chemin avaient disparu… Nous étions seuls dans un univers minéral majeur, sur lequel la pente ne cessait de se verticaliser, nécessitant ainsi que j’atteigne le col telle une araignée afin de gagner en stabilité, le visage tiré et inquiet… Mais l’effort en valait la peine : devant nous s’est alors offert un spectacle extraordinaire et inédit, deux des géants de Huayhuash, le Yerupaja et le Siula Grande, draguant haut la main les 6000m, s’érigeaient en maître avec leurs faces si raides et leurs arêtes si aiguisées qu’elles rendirent fous de désir les plus grands alpinistes, tel que Joe Simpson et Simon Yates en 1985 (voir La Mort suspendue). Le lac Sarapococha, d’un bleu azur incroyable, semblait s’être perdu dans les profondeurs du massif. Nous étions tout simplement ébahis.

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Après avoir immortalisé le moment par quelques photos et une vidéo collector, pour rendre hommage à nos compagnons virtuels de voyage au Pérou, la bien-nommée famille Tuche, une autre difficulté s’est rapidement imposée à nous: la terrible descente… Aucune alternative à cette pente extrêmement raide n’existait… Alors que l’angoisse me gagnait, mes compères de route ont veillé à me rassurer et nous nous sommes lancés donc dans cette descente d’anthologie… Le pierrier , élément de l’angoisse initial, n’était que la face visible de l’iceberg et ce dernier a laissé place à un goulet, dont le surface schisteuse donc friable, exigeait une concentration optimale… J’étais terrorisée mais nous n’avions pas le choix que de poursuivre… Nous progressions donc à l’aveugle, en zigzaguant entre le rio, les pierres et la trace, toujours plus faible…Je craignais secrètement que le goulet ne se termine en une cascade infranchissable et que nous nous retrouvions coincés, condamnés à dormir sur la falaise… Les condors allaient et venaient de part et d’autre du goulet, majorant ainsi l’ambiance pesante qui régnait autour de nous… De mon coté j’alternais entre une envie plus que subite de rejoindre le camp, un stress qui aurait pu rapidement prendre le dessus et la nécessité absolue de rester concentrer pour ne pas chuter… Par chance, la cascade n’était qu’un mauvais cauchemar et nous avons fini par atteindre une pente, certes encore raide, mais composée de pierriers qui dominait le camp de bivouac… Quel soulagement… Nous étions exténués mais soulagés… Toutefois, la nuit ne fut pas à la hauteur de nos attentes, entre le froid, la fatigue si grande qu’elle empêchait de trouver une quelconque sérénité, et la soif (les vaches étant reines dans ces contrées, la consommation de l’eau des ruisseaux était compliqué, les filtres d’eau potables ayant été bannis de la liste MUL…).

Le lendemain, en raison d’une vue absolument saisissante de la veille sur le fameux lac Sarapococha depuis le Paso San Antonio, nous décidâmes de ne pas nous y rendre et de reprendre la route vers Huallapa, un petit village de Huayhuash… Un petit détour tous les trois au lac Jurau près du Glacier du même nom nous permit de nous dégourdir les jambes pour ensuite entamer la descente vers Huallapa… Nous étions fortement surpris de voir, en quittant le lieu de bivouac, se dessiner des silhouettes qui avaient suivi nos pas de la veille, croyant que le chemin emprunté, dangereux et si peu sécurisé n’était qu’une erreur de parcours sur notre route… Visiblement, il était officiel…rassurant ! L’arrivée à Huallapa, après avoir suivi le rio tout le long de la vallée laissa un petit goût amer…

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Touristes, soyez prêts à payer : il fallait obligatoirement s’acquitter d’une taxe de 40 sols pour traverser le village, cette dernière ayant été décidée d’un « commun accord » entre les villageois … L’exaspération était à son paroxysme, sans doute car le mois passé loin de tout circuit majeur pour étrangers, nous a fait oublier les effets du tourisme de masse sur le comportement des gens. Nous étions repassé du statut de voyageur, avec qui il fait bon échanger des histoires, à celui de porte-monnaie sur pattes, uniquement intéressant pour la valeur de son pourboire…

Finalement, notre escapade à Huayhuash s’arrêta dans ce village, d’où nous prîmes un collectivo le lendemain. Le voyage de 2h30 fut sportif… La cumbia péruvienne si entêtante, résonnant à tue-tête dans le combi ne m’aidait nullement à oublier le précipice et le vide omniprésent sur cette route dont l’état encore une fois était catastrophique, on s’y sent beaucoup plus en sécurité en vélo !!

De retour à Cajatombo, nos quadriceps ont exigé deux jours de repos avant de remonter en selle pour terminer Peru’s Great Divide…

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La trace n’était guère enthousiasmante pour la suite du parcours. Il nous fallait en effet rallier un point situé à 1300m d’altitude… tout en sachant que la fin de la trace était située à plus de 4000M…

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50 kilomètres de descente nous attendaient donc, sur une route en très mauvais état, jalonnée de croix pour les nombreux malchanceux pour qui le ravin fut la destination finale, gagnant des degrés aussi rapidement que nous descendions, nous arrêtant chez Dona Victoria, une charmante mamie chez qui nous avons cuisiné nos pâtes sur notre réchaud à alcool au milieu des cochons d’inde en liberté et goûté une soupe franchement peu ragoutante… mais l’intention était là…

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Les cactus avaient repris le contrôle du territoire en dessous des 2000m d’altitude dans un univers sec et aride… L’eau du rio, d’une couleur noire affolante, ne nous semblait guère potable. La nuit à 1600m fut belle, légère et chaude… Un réveil plus que matinal s’imposait, devant la chaleur ambiante et les 1400 m de dénivelé qui nous attendaient. Or, les cactus et les bonnes vieilles épines étaient revenues jouer des tours à nos chambres à air et deux réparations se sont donc imposées.

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Nous avons toutefois réussi à atteindre Llipa, village situé à plus de 3000 où la végétation verdoyante avait repris du terrain… Nous étions assoiffés, affamés de légumes et de fruits frais… Une charmante dame nous a préparé une délicieuse salade composée de tomates, avocats et oignons frais… un vrai délice!

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Ce jour là, c’est à Llipa viejo que nous avons élu domicile…, dans ce village situé 300m plus haut en terme de dénivelé…, un village tout en pente mais surtout complètement déserté. La vie semblait avoir quitté les lieux depuis 18 ans comme en témoignaient les nombreuses inscriptions sur les murs pour les élections de 1998, les habitants avaient laissé leurs maisons comme s’ ils pensaient y revenir le soir… Mais 18 ans s’étaient écoulés sans le moindre retour des villageois… Un spot idéal pour dormir et pour explorer les lieux… En effet, une coquette maison abandonnée, dont la pièce principale, après une bonne séance de nettoyage au balai chipé dans une autre maison, fut rebaptisée la casa del Bici… Les garçons, partis en « Urban Explo » durant 2 heures ont ramené de beaux ornements pour la pièce, tels un énorme cierge qui nous permit de nous éclairer toute la nuit, des lampes à pétrole, un métier à tisser… Nous étions «chez nous» !!! C’était insolite!

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Le lendemain, la larme à l’œil, nous avons quitté notre petite maison bleue pour nous rendre à Rajan, dont le village initial avait totalement été détruit par le tremblement de terre de 1930… Rajan dont les murs étaient recouverts de slogans stipulant : «Rajan, pueblo que lee, el que estudia triumfa», témoignant que la lutte contre l’analphabétisation était apparemment omniprésente ici, nous permit de nous ravitailler en eau et de comprendre un tant soit peu pourquoi Llipa viejo était abandonné: l’eau ruisselant de la montagne inondait les maisons, emportant les sols en terre et les cultures au passage. La suite fut forte de rencontres entre une nouvelle famille qui nous offrit un bon plat de spaghettis pour quelques poignets de sol et un riz au lait maison (vive les féculents!!!), une soirée au village de Corpanqui, dans le bistrot du coin au sein duquel un homme a improvisé un concert de harpe grâce à de vrais doigts de fées et des enfants toujours plus souriants et accueillants , demandant sans cesse aux garçons de les accompagner pour une partie de volley. La route nous mena ensuite vers Ticlos après un arrêt matinal pour une douche dans les thermes de Corpanqui, qui grâce à l’ingéniosité de Vincent et David et un jeu de baignoire pleine / baignoire vide, nous a permis de faire disparaître ces vilains traces boueuses sur nos jambes…

Ensuite, nous fîmes un grande et longue halte à Tilcos après avoir rencontré BD, un italien installé au Pérou depuis plus de 20 ans. Ce dernier était un membre actif de l’association catholique Molto Grosso ayant pour vocation de former les jeunes péruviens au travail du bois…

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Carolina, une jeune volontaire italienne nous invita à prendre un délicieux café (dans une cafetière italienne, s’il vous plaît), à déguster un délicieux fromage, à nous doucher et à papoter… Nous y restâmes jusqu’en début d’après midi après avoir partagé le déjeuner avec eux et répondu aux questions amusantes des cuisinières péruviennes, curieuses de savoir si nous n’avions pas eu peur des fantômes lorsque nous avions dormi à Llipa Viejo. Malgré un confort inattendu et fortement appréciable, nous avons toutefois choisi de ne pas passer la nuit là, l’appel de la route se faisant sentir… Le ciel n’était pas de notre côté cette fois-ci… Il était si menaçant que nous ne comprenions pas que seulement quelques gouttes de pluie étaient venus nous recouvrir. Au loin, là-haut, les montagnes revêtaient rapidement un léger voile blanc… Nous avons poursuivi notre montée, tout en passant le cap des 14000 kilomètres, le dernier sans aucun doute sur le continent américain pour atteindre le plateau culminant à 4100m… Les couleurs étaient sublimes mêlant le gris souris du ciel à l’ocre des prairies mais l’atmosphère ambiante inquiétante: le sol était jalonné d’énormes grêlon, le ciel était toujours aussi menaçant, tant devant que derrière nous… Trouver un toit pour la nuit s’imposait sérieusement… Et Eider, un jeune péruvien est apparu dans son break au décours d’un tournant. Il se rendait en effet chez sa maman vivant seule dans la ferme au dessus de la route et la nuit chez eux semblait tout à fait possible…

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Quelle figure la maman: la peau tant au niveau du visage qu’ au niveau des mains était tannée par le soleil des hauts plateaux, les mains rugueuses témoignaient de la rudesse du travail auprès des bêtes et dans les champs, un visage, cerclé de jolies nattes brunes, creusé de belles rides lui conférait un charme fou. Elle portait de vieilles bottes roses, retournées, sans chaussettes et un jupon servant tant à porter les bouses de vaches, excellent combustible pour allumer le feu le soir, qu’à transporter le sel pour les brebis. La soirée fut incroyable, tout comme le coucher de soleil sur les sommets de la cordillère blanche. Nous étions installés tous les cinq, autour de nos réchauds à cuisiner et à discuter, en essayant de papoter avec la mamita ne parlant que quechua. Nous éclatâmes de rire lorsqu’elle donna un tissu pour «  el culo » de Vicente et lorsqu’elle nous demanda de l’emmener dans nos valises pour rentrer en France.

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Le lendemain, ce sont émus et tout sourire que nous laissâmes le fils et la mère dans leurs contrées hostiles et reculées, chargées de chaleur humaine… pour nous rendre à Conococha, but ultime de notre trace sur PGD. Nous étions fiers d’être venus à bout de cette trace, longue et exigeante.

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La suite devait nous mener à Huaraz, point d’orgue de notre voyage à tous les deux, de ce voyage à travers deux Amériques sur deux roues… Désireux de nous rendre au glacier Pastoruri, nous avons rallongé le trajet en empruntant encore et toujours les fameuses montagnes russes qui font le charme du voyage à vélo au Pérou. Le goudron fraîchement retrouvé a rapidement laissé place au ripio, dans un univers encore une fois rocailleux, minéral et dépourvu de toute végétation… Nous avons alterné les descentes et les montées, croisé des femmes vivant seules dans de sommaires cabanes en paille, pour finalement atteindre le spot du Pastoruri à l’heure où les cars remplis de touristes quittaient les lieux.

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Le site était à nous… seuls et heureux à 4800 m d’altitude. Une cabane de muletiers, idéale pour la nuit, nous offrit un confort inespéré… Dehors, les flocons de neige finirent de rendre l’endroit magique. Nous partîmes à l’assaut du glacier , en recul permanent depuis des années, conscients de la chance que nous avions d’être là, avec les lumières plus que sublimes de fin de journée… Nous nous sommes approchés de la glace heureux d’être là tous les trois, une belle récompense après ces deux mois difficiles et intenses sur PGD.

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Après un visionnage de Django à 4800, la nuit fut en toute logique mauvaise, sans doute en raison d’une altitude trop élevée… le dernier bivouac du voyage, toutefois…

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Le lendemain matin, c’est au terme d’une descente de plus de 70 kilomètres, au coeur du parc national du Huascaran, que nous avons rejoint Huaraz, ville grouillante par excellence, en ce 20 mai 2016, un an jour pour jour après notre départ d’Anchorage pour cette aventure…

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Difficile d’imaginer que le périple était terminé, que nous ne reprendrions pas la route avec David pour continuer vers le Nord, mais que dans quelques jours nous rejoindrions Lima pour quitter le continent américain…

Si nous devions dire quelques mots de Huaraz, où nous nous sommes posés finalement cinq jours, nous ne retiendrons de cette ville, dénuée de charme hormis ces pics plus acérés les uns que les autres qui servent de panorama, les rencontres encore une fois et la gastronomie d’inspiration italiano-franco-péruvienne. En effet, nous avions posé nos vélos et nos sacoches à l’hostal El tambo, repaire de « jeunes » tenu par Marietta. Nous y avons rencontré de nombreux français dont Marjorie, une chouette fille engagée en Amazonie, et Antoine, Simon, Jonathan et Robin, quatre jeunes guides de Haute Montagne venu ouvrir une superbe voie d’alpinisme sur un 6000m, rien que ça. Ensemble, nous avons savouré ces derniers instants péruviens en sirotant des cusquenas, dévorant des pizzas et autres cuy et pris des petits déjeuners à rallonge… Nulle randonnée au programme dans les coins mythiques de la cordillère blanche, juste du temps pour intégrer que le voyage était fini.

Le moment de quitter David est arrivé à vitesse grand V. Un si chouette compagnon de route, d’une patience extrême pour nous avoir supporté dans ces conditions difficiles où nos vraies natures et nos personnalités émergeaient… C’était fort émouvant de dire au revoir à ce gai luron toujours souriant… Hasta Luego l’ami…et bon retour en Colombie puis en France… dans ta Loire.

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Un trajet de nuit en bus nous mena donc à Lima, dernière ville péruvienne avant le grand départ… Aucun coup de cœur pour la capitale, pour son quartier Miraflores où l’argent pullulait, contrastant tant avec ce Pérou des montagnes côtoyé durant deux mois et demi, peut être un tout petit bémol pour Barranco, rappelant l’Italie avec ses maisons colorées et ses boutiques hypes. Trouver des cartons pour emballer nos vélos fut une mission finalement assez aisée et quelques heures avant le départ de l’avion, nos vélos emballés nous rappelant que l’aventure américaine était définitivement terminée, nous avons passé notre dernière soirée au centre culturel de Lima à visionner le film argentin «La suerte en tus manos», histoire de ne rien perdre de nos acquis en espagnol…

Alors que nous étions à l’aéroport, prêts à nous envoler, nos regards étaient déjà tournés vers l’Espagne, tout excités à l’idée de retrouver la troupe à Barcelone…

Un autre souffle nous avait envahi… Le retour n’avait jamais été aussi près et le sourire aux lèvres, le cœur léger, nous avons quitté le Pérou, direction Barcelone… Hasta Luego les amis…